28 juin 2009

C'est moi qui l'ai fait...


Petit bureau en chêne rouge d'Amérique, assemblages traditionnels,
brut avant finitions
présenté ici avec un siège Cosco.

J'ai le nébuleux souvenir d'une ballade en forêt, lors de laquelle un vieil homme - qui considérait la jeunesse comme sa fille - m'exhortait à me servir de mes sens. Mon ouïe avait ce jour-là pu détacher de tous bruits environnants le craquement de brindilles et feuilles mortes sous nos pas pourtant légers. La rugosité des troncs d'arbres que je caressais parlait à mes mains le langage des marchands d'étoffes en m'invitant à découvrir leurs textures... "Il faut savoir - une fois de temps à autres - s'arrêter, vider son esprit et prêter attention à ce qui nous entoure" disait le vieil homme. (Ambiance vieux maître chinois qui enseigne le kung-fu à un disciple venu d'un lointain village)...
Aidé d'un opinel n°8, le vieux chinois avait alors découpé un marron, offert par la nature et à peine sorti de son bogue, et m'en avait tendu la moitié avant de manger l'autre. Je l'imitai... Et ce fût bon!
Des années se sont agréablement écoulées depuis cette ballade et lorsque mes souvenirs m'y ramène, je m'interroge sur la comestibilité des marrons. Et bien j'ai réalisé, lors d'une promenade en forêt la semaine dernière, que les feuilles du marronnier ressemblaient pas mal à celles du châtaignier.
Voilà une affaire résolue...
Le chêne rouge quant à lui, introduit en Europe au 18è siècle, doit son nom au fait que ses feuilles virent au rouge avant de tomber en automne, ce qui ne se voit pas du tout sur ce petit bureau sur lequel j'ai pris le soin de retirer les feuilles.

Bien cordialement.

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